Homélie 2026-09-20 – Père Bogdan
282.Ph 1, 20c-24.27a, XXV Dimanche du Temps Ordinaire, A, Réflexion 2026*
Sœurs et Frères,
Je me suis rendu compte, encore une fois, que je vous ai déjà commenté la première lecture du Livre du prophète Isaïe (cf. réflexion n°149) ainsi que l’extrait de l’évangile selon saint Matthieu (cf. réflexion n°14)¹. Dans ce cas, j’ai décidé de me penché sur la deuxième lecture tiré de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens (envoyée probablement vers 61 ap. J.-C.). D’autant plus que le contexte dans lequel cette lettre était rédigée n’était pas, soit disant, très « favorable » pour son auteur. En effet Paul se trouve en prison (cf. Ph 1,14). Nous ne savons pas où exactement (Éphèse ou Rome), mais ce qui est sûr, c’est qu’il attend son procès où la peine de la mort est aussi probable.
Nous avons donc quelqu’un qui est tout à fait dans la détresse. Cependant quelqu’un, qui exprime sa détresse mais pas pour lui-même, pas pour sa situation personnelle si fragile. Parce que si Paul est dans la peine (angoisse, détresse, tracas) c’est plutôt à propos (par apport) des problèmes qui touche cette jeune communauté qui l’« a fondé » sur l’action de l’Esprit de Dieu. Sa lettre nous dévoile : la tendance aux divisions dans l’Église (cf. 1,27-2,18; 4,2-3), la menace potentielle des chrétiens judaïsants (cf. 3,2-16) et des faux enseignants (cf. 3,17-21). Et c’est dans ce contexte nous pouvons voir ensemble notre deuxième lecture pour ce dimanche. La lecture qui nous concerne tous sans exception et pas seulement des chrétiens. Maintenant quand j’ai certainement suscité votre curiosité, il faut que je m’explique.
Quelqu’un pourrait me dire ceci : « Bogdan, cela ne nous concerne pas car il s’agissait des débuts du christianisme et, en réalité, aucun d’entre nous n’est en prison parce que nous pouvons recevoir votre réflexion ». C’est vrai ! Néanmoins ce texte n’échappe pas seulement des réalités de Paul mais aussi les nôtres. Parce la vie de Paul – pas seulement dans ces circonstances – comme la nôtre, est marquée par de tous les sortes de « dilemmes ». Ce récit nous permet, si je pourrait dire ainsi, de découvrir en quoi consiste le « dilemme » de quelqu’un enraciné en Christ depuis de son baptême ainsi d’un être humain en général.
Tout d’abord on ne peut pas parler d’un « dilemme » s’il s’agit d’un choix entre le mal et le bien. Pour nous tous, pas seulement pour les chrétiens, c’est évident que là où le choix entre le mal et le bien est évident, nous devons faire tout notre possible pour choisir le bien. Le « dilemme » se présente là où je dois choisir entre de des « biens ». Et la situation que vive (traverse) Paul en est un bon exemple. Parce que, nous ne pouvons pas lui reprocher de désirer « partir pour être avec le Christ » – Celui qui aime tellement (tant) et avec qui il a lié sa vie à jamais depuis de sa conversion. Cependant par cette amour envers son Maître il est prêt d’abandonner ce qui trouve bien pour lui pour choisir ce qui est bien par les autres. Autrement dit il ne s’agit pas de s’oublier soi-même. Paul a sa bonne raison d’être avec le Christ et nous parle ouvertement de son dilemme. Cependant au même Christ il présente sa raison parce que, effectivement sa celle raison de vivre c’est le Christ et son Amour qui le guide. Il ne s’agit pas donc de faire une calcule par apport des choix qui se présentent (manifestes). Il s’agit plutôt de se laisser détacher d’un bien (de bonne chose) pour s’attacher au bien qui m’est aussi présenté (donné) sur le chemin de mon attachement au Christ. Et tous cela pour que le Christ soit « glorifié dans mon corps », c’est-à-dire dans la plénitude de mon être (mon être tout entier).
Tout cela n’est pas évident mais dans ces dilemmes, comme dans chaque circonstances de notre vie, nous pouvons nous abandonner en Christ. Dans notre vie nous vivons tous des dilemmes. Par exemple (l’exemple qui n’est pas parfait bien évidement), on peut imaginer une personne mariée depuis 60 ans. Son conjoint décède. La séparation est difficile et l’amour est tellement fort que quelqu’un (qui reste sur la terre) veut « partir aussi » pour joindre son mari (son épouse). Mais, à d’autre coté il y des enfants et les petits-enfants qui sont là et qui sont également importants. Le choix n’est plus évident, n’est-ce pas ? Mais dans tout cela une chose est evident. Dans le dileme que nous traversons, nous pouvons toujours s’abandonner en Christ – le Maître de l’histoire de notre vie et la source de tout amour que j’ai dans mon cœur. Lui, Jésus de Nazareth, veut nous toujours amener plus loin dans des « dilemmes » de notre vie. Et si nous Lui permettons le faire c’est à cette façon nous Le glorifions dans notre corps ; et à cette façon notre « comportement est digne » de son Évangile. Vivre de l’Evangile du christ c’est aussi de Lui permettre de toucher (percer) nos « dilemmes »
Bien à vous tous mes chers fidèles Lecteurs – fidèles au poste et à nouveaux adhérents de mes modestes réflexions.
Bon Dimanche à chacune et chacun de vous
votre frère, Bogdan
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¹Il me semble vous avoir commenté presque toutes les premières lectures et les évangiles du cycle dominical A, B, C, qui est le système de rotation sur trois ans des années liturgiques. Donc, sans exception, je me pencherai désormais, pour le dimanche, sur la deuxième lecture de la Parole de Dieu tirée du Nouveau Testament.
*À tous ceux qui lisent ma réflexion pour la première fois, je voulais préciser qu’il s’agit d’une base destinée à la propre réflexion de chacun sur la Parole de Dieu ; cette Parole que rien ne peut remplacer.
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