« Petit mot » à la fin de la messe d’installation le 26 septembre 2026
Sœurs et Frères
Dans le rituel d’installation d’un nouveau curé, ce dernier est invité à prendre la parole brièvement. Et comme j’ignore complètement, ce que signifie « prendre la parole brièvement », je vais « prendre mon temps » pour vous dire quelques mots au nom de nous deux – le père Slawek et moi.
Avant tout, cependant, nous voudrions remercier toutes les personnes qui ont contribué à préparer cette messe, sur le plan liturgique, décoratif, musical et logistique. Pour organiser aussi la petite réception qui suivra. Je pense à nos Frères et Sœurs Paroissiens, et je n’oublie pas la Mairie d’Olonzac.
Dès mes premiers mots, je voudrais remercier le père Patrick Bonafé, vicaire général, d’être venu nous installer au nom de notre archevêque, Mgr Norbert Turini. Merci pour la confiance qu’il nous accorde, au père Slawek et à moi, en nous confiant cette grande paroisse qui baigne dans les vignes.
Par parenthèse, j’espère que notre archevêque a déjà réglé avec Monseigneur Bruno Valentin, évêque du diocèse de Carcassonne et Narbonne, notre droit de passage…afin que Slawek et moi-même, nous puissions traverser un bout de son diocèse en passant de Capestang à Olonzac, et retour.
Merci Messieurs et Mesdames les Maires, les représentants des autorités et de tous les services publics de l’Etat, pour votre présence. Quelles que soient vos couleurs politiques et vos convictions personnelles, nous sommes prêts à coopérer avec vous, pour le bien de tous, dans le respect de nos responsabilités respectives.
Merci mes Sœurs et Frères d’être venus si nombreux, de tous les coins de notre Paroisse de Saints Salvy et Rustique en Minervois, Notre Dame des Etangs, Sainte Colombe – notre Maison commune, dont le nom, après la « paroisse de Sète », semble plutôt… très long. Merci aussi à mes Frères et Sœurs de cette Paroisse de Sète et de la Paroisse du Bon Pasteur en Gigeannais d’être avec nous par la présence ou par la prière. Merci à tous ceux qui sont là au nom de l’amitié. Et Merci aussi à tous ceux qui sont venus par simple curiosité, croyants ou non croyants.
Quand un nouveau curé arrive dans une Paroisse, tout le monde se pose des questions : « Comment est-il ? Que va-t-il nous apporter ? ». C’est bien légitime ; Slawek et moi-même nous sommes très curieux.
Alors, soyons francs. Nous ne pouvons rien vous promettre, sinon de faire des efforts pour apprécier le bon vin du pays. Nous ne sommes pas venus ici avec un projet particulier à réaliser. Nous sommes là aujourd’hui, devant vous tous, qui vivez ici au quotidien, parce que nous avons répondu à un appel : celui de marcher avec vous à la suite du Christ. Le cœur d’une Paroisse, ce n’est pas un curé avec ses idées ; c’est Jésus Christ qui nous rassemble. Nous n’avons pas grand-chose à vous offrir, juste quelques qualités, quelques défauts aussi… Mais tous les deux, nous avons ce désir de marcher avec vous à la suite de Notre Seigneur, infatigable dans l’amour qu’Il porte à chacun et chacune d’entre nous. Nous sommes venus, Slawek et moi, pour être les frères de tous, sans distinction aucune. Si comme curés, nous ne pouvons pas tout faire, nous pouvons avec certitude être les frères de tous.
Et si nous revenons aux textes bibliques de ce Dimanche, nous découvrons que la Parole de Dieu est très humaine. En effet, elle nous invite, dans la deuxième lecture – à travers le cœur de Saint Paul Apôtre – à nous réconforter les uns les autres, à nous encourager, à avoir de la tendresse, de la compassion, de l’amour au cœur, et à chercher l’unité – non pas l’uniformité. Et cela est toujours possible dans le Christ* et en communion avec l’Esprit Saint.
Parce que notre Église, c’est un cortège d’hommes et de femmes qui se laissent transformer par l’amour du Christ ; c’est une Église qui ne vit pas autrement que par la Grâce de Dieu et l’engagement de ses fidèles, éclairés par l’Esprit Saint.
Avant de terminer, nous voudrions formuler deux souhaits en ce qui vous concerne.
Tout d’abord nous ne vous demandons pas d’être toujours « gentils » avec nous, et même, nous ne vous demandons pas d’aimer Jésus. Nous vous demandons de vous laisser aimer par notre Seigneur Jésus-Christ et, croyez-moi, Il se sentira aimé par vous.
La deuxième demande n’est pas compliquée non plus. Slawek et moi, nous sommes conscients que, sans votre soutien, sans votre prière nous n’irons pas « très loin »… Alors maintenant, nous allons nous mettre devant vous et ainsi, vous pourrez prier pour nous quelques instants en silence.
Désolés ! Nous avons encore une demande à formuler … Nous vous demandons – avec insistance…de rester avec nous pour « l’apéro » ; il y aura de quoi se désaltérer et grignoter